08/05/2008

Aménagement des bassins

Aménagement du bassin des saïmiris (Saimiri boliviensis):

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03/05/2008

Parcours poétique

Certains auteurs, poètes, chanteurs, penseurs, philosophes ont profondément influencé l'éthique de la Réserve de Calviac. Ainsi, tout au long du parcours forestier, on pourra lire certains de leurs aphorismes: 

 

« C’est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n’écoute pas. »

Victor Hugo

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« Détruire la forêt vierge pour des profits économiques, c’est comme brûler un tableau de la Renaissance pour cuisiner un repas. »

Edmund O. Wilson, naturaliste américain

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« L’espoir de l’avenir, il est dans la nature et dans les hommes qui restent fidèles à la nature. »

Felix-Antoine Savard, Ecrivain québécois (1896-1982)

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« Je suis riche parce que ma fortune c’est la nature. »

Charles Trenet

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« L’homme a obtenu le gouvernement de la terre, et il n’est pas un bon gouverneur. Mais les éveillés, les hommes de bonne volonté n’en doivent pas moins accomplir leur tâche, non au moyen de leçons et de sermons, mais en essayant que leur vie ait un sens, chacun dans la sphère où il se trouve. »

Hermann Hesse, écrivain suisse (1877-1962)

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« Se souvenir qu’une maison n’est pas destinée à être exposée dans une vitrine mais au grand air ; qu’elle doit fraterniser avec les rochers, les pierres, les arbres, la nature grossière. Si une maison ne donne pas l’impression de se sentir chez elle là où elle se dresse, comment se sentir chez soi à l’intérieur ? »

John Burroughs, écrivain-naturaliste américain

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« Il y avait un jardin qu’on appelait la Terre

Il brillait au soleil comme un fruit défendu

Non ce n’était pas le paradis ni l’enfer

Ni rien de déjà vu ou déjà entendu. »

Georges Moustaki

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« Si nous nous trouvons tellement à l'aise dans la pleine nature, c'est qu'elle n'a pas d'opinion sur nous. »

Nietzsche

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« L’homme n’est éthique que lorsque la vie en elle-même, aussi bien celle des plantes que celle des animaux lui est sacrée, comme celle des hommes, et lorsqu’il se dévoue pour porter aide à une vie qui est en danger. »

Albert Schweitzer, médecin et philosophe, Prix Nobel de la paix 1952

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« Tu trouveras plus dans les forêts que dans les livres. Les arbres et les pierres t’enseigneront plus qu’aucun maître ne te dira. »

Saint Bernard

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« J’ai un jour comparé Madagascar à une omelette mal pliée couchée sur l’océan Indien, à l’est des côtes de l’Afrique dont elle a été arrachée il y a des millions d’années. Comme toute bonne omelette qui se respecte, bien ou mal pliée, elle est farcie de choses délicieuses. »

Gerald Durrell, écrivain-naturaliste britannique (1925-1995)

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« Vivons simplement pour que d’autres puissent simplement vivre »

Gandhi

 

05/11/2007

Réunion de chantier

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Tous les corps de métiers se sont réunis « Sous le Roc » afin de préparer au mieux le chantier de la Réserve. Il faut que la tranchée réalisée par le terrassier réponde aux attentes  de l’électricien qui est lui-même lié au maçon et au charpentier.

La visite sur le site s’est terminée à la nuit tombée, les discussions, illustrées de plans, se sont poursuivies dans la maison de Sous le Roc.

De gauche à droite : Pascal Froidefond (Entreprise Lachenèvrerie – Terrassement), Francis Chaud (maçon), Jean-Paul Ségalat et son associé (électricité), Philippe Minard (Alliance Bois Constructions). A l’exception de l’entreprise Lachenèvrerie, basée à dix kilomètres à Sarlat, toutes les entreprises sont calviacoises.

 

26/10/2007

Chantier forestier

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Michel Cadic et son équipe terminent les derniers travaux forestiers de la Réserve  : abattage des robiniers morts (qui serviront de piquets pour la clôture d’enceinte – certains sont toutefois préservés pour les pics épeiches et pics mars). Ils ont créé une clairière pour les sousliks au milieu d’un peuplement de robiniers arrivés à maturité et qui devenaient dangereux. A l’aide d’un treuil et du savoir-faire de Michel, ils ont fait en sorte de préserver tous les éléments remarquables – arbres, murs de pierres sèches – lors de chaque abattage. Le domaine de Sous le Roc s’en retrouve très embelli. (De gauche à droite : Adrien, Pierre-Antoine, Michel et Guillaume)

 

23/11/2006

Le jardin géographique

La constitution de différentes zones géographiques au sein de l’ensemble cohérent de la Réserve zoologique répond à plusieurs objectifs :

1) Réaliser une métaphore matérielle, et à échelle réduite, de l’espace concret d’une région ou d’un continent, de sa faune, de son écologie, donner à voir la géographie, mieux même, à la faire sentir.

2) Donner une vision holistique de la nature et non une vision purement taxonomique (les « fauveries » ou « singeries » des ménageries sont proscrites). Les enclos multi-spécifiques sont privilégiés (par exemple l’enclos amazonien qui regroupe tapirs, ouistitis et sakis, cabiais, kamichis à collier…).

3) Permettre une efficience optimale du message de conservation afin d’organiser des appels de fonds pour une zone précise (dont les ambassadeurs sont les animaux présents à Calviac) et non pour une espèce précise (pour laquelle l’action serait moins efficace).

Carte du voyage virtuel au sein de la Réserve zoologique

 

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22/11/2006

Scénographie

La notion d’ « exotisme » est une notion vague — presque exsangue — qu’il convient de ne pas exploiter. Il est préférable de s’appuyer sur l’identité de chaque région ou de chaque continent en une approche moins fantasmatique, plus réelle. Il faut une scénographie qui, certes, prend en compte l’espace perçu, la vision cognitive du visiteur, posant en cela la question des regards d’un monde sur l’autre, des regards croisés, mais il faut surtout une scénographie exaltant les formations végétales propres à chaque région et dont l’objectif premier ne sera pas nécessairement une recherche de couleurs. L’écologie apparaît ici comme un principe d’organisation visuelle qui devient instructif parce que révélateur de beautés. Mais comment parvenir à évoquer la végétation de ces régions alors même que le climat de la Dordogne — fût-il d’une grande douceur — comporte des hivers gélifs peu compatibles avec les essences tropicales ? Autant que faire se peut, bien sûr, toute espèce végétale originaire de ladite région et pouvant s’adapter « Sous le Roc » sera implantée. Mais c’est surtout la formation végétale dans sa globalité qui doit rappeler l’habitat de l’animal. Ainsi, les lémuriens  de la côte est de Madagascar (tropicale humide) évolueront-ils au milieu d’une végétation sempervirente (bambous, chênes verts...) quand bien même la canopée restera constituée de chênes pubescents ; l’eau sera abondante. Tout ceci répond donc aux exigences biologiques des animaux tout en ménageant au visiteur une vision cohérente du biotope de ces lémuriens même si la réalité scientifique est de fait réinterprétée.

La Réserve zoologique sera conçue comme une suite de salons de verdure, non pas en un cloisonnement strict mais en une douce déclinaison d’atmosphères, en prenant pour thème les différentes zones géographiques.

Chaque espace aura son caractère propre : les essences choisies évoqueront la forêt périgourdine, la forêt sèche malgache ou la forêt tropicale humide mais chacun de ces espaces conservera une unité au sein de la Réserve  : dans les formes, la texture ou les couleurs, la douceur doit dominer. Des bras d’eau, des talus aux herbes folles peuvent permettre le passage d’un espace à un autre.

Le paysage périgourdin encadrera la Réserve et lui fournira sa substance. Le site trouvera son équilibre vivant dans le dialogue entre la nature sauvage et les terres cultivées qui l’entourent.

Le parcours doit constamment ménager des surprises : sentiers et marches surgissant à l’improviste, vues dégagées alternant avec les recoins intimes, tout doit contribuer à susciter un sentiment de découverte. L’impression de “labyrinthe” doit dominer bien qu’un parcours fléché indique le chemin à suivre et qu’il n’y ait, en définitive, aucune possibilité de se perdre.

La pierre trouve sa place aussi bien dans les enclos que dans les allées dont elle constitue parfois les limites naturelles. Ainsi les murs de pierres sèches. Les faux rochers sont proscrits.

L’eau. La variété doit régner : du bras d’eau séparant les visiteurs de l’île des lémuriens au petit cours d’eau dévalant le sous-bois, en passant par la fontaine qui alimente un vieux bac en pierre, l’eau délimite les territoires comme elle les agrémente, en ponctuant la visite.

La Réserve zoologique se doit d’intégrer totalement le paysage et la végétation afin de pouvoir mettre en valeur les animaux qu’elle présente, et délivrer ainsi un message de conservation enthousiasmant et cohérent. La scénographie joue ici un rôle de premier ordre.

L’atmosphère de la Réserve doit toucher la sensibilité du visiteur.

Chaque enclos doit avoir un thème majeur (il peut y avoir des thèmes secondaires), mais la question demeure : quelle histoire doit raconter l’enclos ?

Du message implicite délivré par l’enclos, il convient ensuite de rendre le message de conservation plus explicite aux visiteurs : d’où la présence de panneaux (jamais trop grands, toujours bien intégrés) et des animaliers-animateurs devant les enclos.

Protocole à suivre pour la création d’ “enclos d’immersion” au sein de la Réserve zoologique :

Ø       Immerger le visiteur (l’enclos et la zone affectée au public doivent être pareillement paysagers).

Ø       Concevoir l’enclos de telle sorte que l’animal domine la scène.

Ø       Eviter toute barrière, bâtiment, fenêtre qui détruiraient l’ambiance créée.

Ø       Le visiteur ne doit jamais pouvoir voir la totalité de l’enclos, il faut empêcher d’estimer l’étendue réelle. Les points de vision seront agencés de telle sorte qu’on ne parvienne pas à situer les limites de l’enclos.

Ø       Intégrer végétation et animaux de la manière la plus complète afin de recréer au maximum l’habitat.

Ø       Recréer l’endroit en terme de géographie et/ou géologie et/ou biorégion et/ou habitat.

Prisme de lecture

Il n’est pas question de créer un laboratoire accessible au très petit nombre mais bien une institution, scientifique certes, mais aussi touristique et ludique pour le visiteur qui cherche avant tout à passer un agréable moment. Et comment faire pour que le visiteur puisse lire le message en arrière-plan du réel ? La Réserve zoologique doit aller bien au-delà de la zoologie qui se contente seulement de décrire et de nommer ; elle est à la recherche d’un lien différent et plus riche entre l’homme et le monde du vivant. Visiter la Réserve doit être l’occasion d’une expérience qui ne se réduit pas à ce que peut en décrire le seul savoir scientifique. Le prisme de lecture plonge ses racines dans la sensibilité de chacun, l’enfance, l’immensité des ailleurs où l’on inscrit son histoire dans l’histoire des autres, fussent-ils humains ou animaux. C’est un voyage à travers les continents dont l’instabilité même, liée aux changements constants d’échelle, est porteuse d’un pouvoir puissant sur l’imagination.

Chacun se cherche, se retrouve dans les diverses scènes de la Réserve : les cabanes en bois accrochées aux arbres, qui servent de maisons de nuit aux animaux arboricoles, renvoient un écho à nos velléités enfantines de bâtir un endroit bien à soi, à la manière du Baron perché de Calvino. Les contes de notre enfance jouent ici un rôle primordial, ces récits à l’écoute desquels on voulait parcourir le monde comme Nils Holgersson et pouvoir parler aux animaux. Chacun jouit du spectacle de la nature selon son histoire propre, son éducation, ses références culturelles : le scientifique qui sait l’évolution de telle espèce tout comme le néophyte peuvent tous deux s’émouvoir à la vue de deux bébés lémuriens agrippés au pelage de leur mère.

21/11/2006

Un clos ouvert

La Réserve zoologique est toute entière dans cette contradiction : c’est un clos ouvert. Sa clôture est réelle, son ouverture à la conservation de la biodiversité dans le monde entier reste virtuelle pour la grande majorité des visiteurs, car peu d’entre eux auront l’occasion de se rendre là où sont menées les opérations de terrain, à Madagascar ou en Amérique du Sud voire même en Europe.

L'iceberg de Calviac

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Vers un paradis terrestre?

Cette succession de microcosmes paysagers, poétiques, savants et ludiques à la fois ne doit cependant jamais perdre l’arrière-plan paradisiaque, illusoire pour certains, du dialogue ininterrompu de l’homme et de la nature. Le jardin originel était clos et cohérent, c’est dans ce jardin-refuge, notion riche et opératoire, que les visiteurs ont besoin de se recueillir et de se détendre. Tous les éléments sont présents : le coteau boisé, les animaux en semi-liberté, la cascade, les cours d’eau, la végétation débordante et cette maison en pierres à la cheminée qui fume, bâtie contre le roc,  témoin de la présence humaine au sein de la Réserve. L ’humanité comme fragment de l’universalité.

Les animaux et les plantes ne sont pas accumulés comme dans les vitrines d’un cabinet de curiosités, les visiteurs pénètrent dans leur univers.

Cependant, il ne s’agit pas de représenter la Réserve zoologique comme un havre de paix au milieu d’un monde chaotique mais bel et bien comme un outil destiné à freiner l’érosion de la biodiversité. La démarche locale à Calviac doit laisser entendre qu’elle ne s’accomplit jamais sans volonté globale, planétaire.