05/12/2006
Conservation intégrée
Aucun zoo ne peut contribuer de manière significative à la conservation de la biodiversité sans l’intégrer dans sa culture organisationnelle. La conservation intégrée est d’autant plus efficace lorsque toutes les activités de l’établissement sont liées conceptuellement et coordonnées stratégiquement à la fois en interne et en externe ; le principal objectif demeurant la conservation des espèces menacées et la préservation des écosystèmes.
Note: les contacts avec les différents organismes de conservation vont se nouer au cours de l'année 2007, c'est-à-dire un an avant l'ouverture de la Réserve.
1- Au sein de la Réserve (en interne)
Les activités internes sont celles menées sur le site même de la Réserve en lien direct avec les visiteurs :
| ü Plan de collection | Choix des petites espèces en EEP (voir stratégie de plan de collection) |
| ü Répartition des espèces par zone géographique et par écosystème | 4 zones géographiques : EUROPE (Forêt tempérée ; Méditerranée) MADAGASCAR (Forêt tropicale sèche ; Forêt tropicale humide) AMERIQUE DU SUD (Amazonie ; Forêt Atlantique ; Chaco ; Andes ; Pampa) OCÉANIE (Bush australien ; Forêt de Nouvelle-Guinée) |
| ü Animations pédagogiques | Au cours des nourrissages, les animaliers expliquent au public la biologie, le comportement des animaux présents au sein des enclos. Ils évoquent toujours les menaces qui pèsent sur ces espèces à l’état sauvage. |
| ü Département d’éducation | En lien avec les scolaires, organisation de visites pédagogiques, classes vertes. |
| ü Développement durable | Assainissement par filtres plantés. |
| ü Montrer les liens qui unissent le site de Calviac aux actions de conservation menées sur le terrain | Animations pédagogiques Dépliants publicitaires Panneaux pédagogiques Contacts avec les médias |
| ü Associer l’offre de la boutique et du point restauration aux programmes de conservation | Artisanat de Madagascar, Nouvelle-Guinée, Brésil (commerce équitable) Menus évoquant (directement ou indirectement) les 4 zones géographiques |
| ü Informer le public des actions menées par d’autres zoos ou organisations | LPO : vautour percnoptère LTBF : Tamarin lion doré EAZA : campagne annuelle MFG : réintroduction du vari noir et blanc |
2- Dans les milieux naturels (en externe)
En matière de conservation, aucune institution, fût-elle zoo ou association, ne doit agir isolément. Toutes tendent vers le même but et doivent par là même développer un réseau de collaboration.
| ü S’allier à d’autres organisations travaillant dans le même périmètre d’action | Sud-ouest : DIREN Aquitaine, SFEPM, Muséum national d’histoire naturelle. Madagascar : Durrell Wildlife Conservation Trust, CEPA, ANGAP, Ministère des eaux et forêts, MFG, AEECL Amérique du Sud : LTBF, Université de Quito. |
| ü Collecte de fonds pour des projets initiés par d’autres structures | Par l’entremise du FCEM, organisme à but non lucratif lié directement à la Réserve zoologique de Calviac. |
| ü Participer aux programmes de conservation in situ initiés par d’autres organisations | Volet sensibilisation : Vautour percnoptère (LPO), vison d’Europe (DIREN, SFEPM) Assistance technique : Madagascar |
| ü Travailler en collaboration avec les zoos des différentes zones d’action | Europe : réseau EAZA Madagascar : Tsimbazaza, Ivoloina (par l’entremise du MFG) Amérique du Sud : Centre de Primatologie de Rio de Janeiro |
| ü Conduire ou participer à des programmes de recherche à Calviac ou dans les différentes zones d’action | Calviac : éthologie, (universités de Bordeaux et Toulouse) |
15:00 Publié dans 7- Conservation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ecologie
22/11/2006
Gestion des populations animales
La Réserve zoologique de Calviac doit devenir un centre d’excellence en matière de gestion des petites populations animales et sera impliquée dans les programmes d’élevage au niveau européen (EEP).
Aucune institution ne peut contribuer seule de manière significative à une quelconque conservation sur le long terme. C’est la raison pour laquelle la Réserve participera activement aux programmes d’élevage européens. Cette collaboration interzoos sert plusieurs buts : éducation vis-à-vis du public ; base pour les appels de fonds ; matériau pour la recherche (biologie, élevage) et, à une plus grande échelle, il s’agit de fournir une banque génétique et démographiques aux populations sauvages. Afin de satisfaire ces buts, les populations doivent être viables sur le long terme. Il leur est donc nécessaire d’être :
- démographiquement stables
- en bonne santé et capable d’un accroissement naturel durable
- réparties en plusieurs institutions afin de diminuer les risques de pertes catastrophiques (épidémies…)
- D’une taille suffisante pour maintenir un niveau élevé de diversité génétique.
Maintenir des populations viables
Les biologistes de la conservation recommandent que les populations ex situ doivent être, pour être viables, d’une taille suffisante pour retenir 90% de la diversité génétique de l’espèce sur 100 ans. La taille nécessaire afin d’atteindre ce but dépend beaucoup des facteurs biologiques propres à chaque espèce (gestation, reproduction…) mais de manière générale, on admet généralement qu’elle doit être de plusieurs centaines d’individus.
Cependant, beaucoup de programmes d’élevage ne peuvent rencontrer les critères généraux de viabilité. Cela peut être dû à un nombre trop restreint d’animaux fondateurs, à une participation trop faible des zoos ou bien à un élevage infructueux.
Gestion de population ex situ et in situ
L’un des buts premiers des programmes d’élevage pour les espèces menacées est de soutenir activement la conservation in situ. Cela peut se traduire par la mise en place d’un programme d’élevage pour une espèce courant un danger d’extinction imminent à l’état sauvage ; cela peut se traduire aussi par la recherche, l’éducation, ou le développement d’actions visant à soutenir les populations in situ, ou tout simplement servir de réservoir génétiques pour les populations sauvages.
La seule participation à des programmes d’élevage en captivité ne suffit pas à satisfaire la mission d’un établissement comme celui de Calviac. A terme, lorsque les moyens le permettront, il conviendra de franchir le cap de la conservation passive pour entreprendre de véritables actions de terrain, avec les partenaires adéquats (voir conservation intégrée).
02:25 Publié dans 7- Conservation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

















