03/05/2008

Panneau pédagogique

Exemple de panneau pédagogique réalisé par Arnaud Pascaud:
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03/04/2007

Articles dans la presse locale

Deux articles relatifs à la Réserve zoologique de Calviac ont paru dans deux journaux:

- Le quotidien "Sud-ouest"

Sud-ouest article 29.03.2007.jpg

- L'hebdomadaire "Réussir le Périgord"

Reussir le Perigord article 30.03.2007.jpg

 

 

22/03/2007

Les habitants de Sous le Roc

Lézard des murailles sur le linteau de la future cave à légumes

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Crapaud commun, gardien de Sous le Roc

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Nid de troglodyte, dans la roche, soutenu par une joubarbe

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Cognassier du Japon en fleur, en arrière-plan, le futur enclos des gloutons

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Inventaire des mammifères

Inventaire ré-actualisé 

Espèces présentes à l'ouverture (mai 2008):

Nom commun Nom scientifique
DIPROTODONTIA
Macropodidae
Wallaby de Parma Macropus parma
Potoroidae
Potorou Potorous tridactylus
PRIMATES
Lemuridae
Lémur catta Lemur catta
Vari noir et blanc Varecia v. variegata
Lémur couronné Eulemur coronatus
Lémur à ventre roux Eulemur rubriventer
Cebidae
Saki à face blanche Pithecia pithecia
Saïmiri à tête noire Saimiri boliviensis
Callitrichidae
Ouistiti à pinceaux blancs Callithrix jacchus
Tamarin lion doré Leontopithecus rosalia
CARNIVORA
Viverridae
Fossa Cryptoprocta ferox
Felidae
Margay Leopardus wiedii
Jaguarondi Herpailurus yaguaroundi
Mustelidae
Glouton Gulo gulo
Vison d’Europe Mustela lutreola
PERISSODACTYLA
Tapiridae
Tapir terrestre Tapirus terrestris
HYRACOIDEA
Procaviidae
Daman des rochers Procavia capensis
ARTIODACTYLA
Cervidae
Poudou des Andes Pudu puda
RODENTIA
Sciuridae
Souslik Spermophilus citellus
Hydrochaeridae
Cabiai Hydrochaeris hydrochaeris

14/12/2006

Politique en matière d'éducation (1)

De par les espèces qu’elle héberge, par son expertise, ses liens avec la conservation in situ, la Réserve zoologique de Calviac a pour objectif d’être reconnue, au niveau local — voire au-delà — comme l’un des leaders dans le domaine de l’éducation formelle et informelle à la conservation de la biodiversité. Son rôle éducatif a un important poids social et culturel puisqu’il est susceptible d’influencer le comportement et les valeurs des visiteurs.

Par ailleurs, la Réserve est un lieu de formation, pour son propre personnel et par l’accueil de stagiaires.

 « L’idée du respect de la vie propose une solution réaliste des rapports réels de l’homme et de l’univers. De l’univers, l’homme sait seulement que tout ce qui existe et l’environne est une manifestation de la volonté de vie, pareille à la sienne. »

Albert Schweitzer (1875-1965).

 Parce qu’elle attirera un public varié et nombreux, la Réserve zoologique disposera d’un important potentiel en matière d’éducation.

1- Politique générale 

Au sein d’un parc zoologique, éducation peut aisément se conjuguer avec récréation, ce qui explique la vaste audience que recueille ce type d’établissement. “Sauver les espèces menacées”, par extension “conserver la biodiversité” est le message — explicite ou implicite — que doit percevoir chaque visiteur de la Réserve.

Chaque visiteur passera en moyenne deux heures dans la Réserve zoologique. La communication (consciente ou inconsciente) est possible à chaque instant.

Le parcours de la Réserve doit étonner et séduire en invitant le visiteur à prendre une part active dans la découverte des relations qui l’attachent à son environnement :

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L’éducation à la Réserve zoologique de Calviac, c’est :

Une approche intégrée de la nature : en liant faune, flore et géologie de chaque région.

Une vision transversale et décloisonnée du monde vivant : sciences humaines et sciences naturelles dialoguent, s’interpellent, s’enrichissent mutuellement, pour accompagner le visiteur et nourrir sa réflexion sur la gestion raisonnée de la planète.

Un itinéraire progressif : 4 zones géographiques, la visite débute et se termine par l’Europe, chaque zone peut être abordée séparément ; la vision d’un « jardin planétaire » domine.

Un enjeu pédagogique : le rythme original du parcours, renforcé par une pédagogie inventive, engendre 3 perceptions successives :

Découverte / enchantement / prise de conscience de la fragilité du vivant.

3 attitudes résultantes : Humilité / respect / responsabilité pour tendre vers une approche citoyenne de la planète.

 
  Objectifs Moyens d’action
Susciter l’intérêt du visiteur pour le monde de la nature Exaltation du milieu naturel tout au long du parcours : végétation, cascades, cours d’eau… au milieu desquels évolue la faune.
Sensibiliser le visiteur aux problèmes de conservation de la nature Éducation informelle principalement : animations pédagogiques, cohérence du regroupement par zone et des actions de conservation in situ. ð Éducation formelle pour les scolaires principalement : classes vertes, programmes pédagogiques…
Développer le soutien du public aux actions de conservation, à plusieurs niveaux Parrainage d’animaux ; cotisations au FCEM ; appels de fonds ; stand FCEM avec bénévoles en saison

Politique en matière d'éducation (2)

2- Education et conception des enclos

Afin de répondre aux exigences biologiques et comportementales des animaux, mais aussi afin de donner un message fort aux visiteurs de la Réserve zoologique, un nouveau concept, celui de “bioparc”, a été choisi comme mode de présentation des espèces.

Le “bioparc” intègre une végétation abondante dans tous les enclos. Dans la mesure du possible, la végétation propre à l’habitat de l’espèce sera privilégiée. Les espèces sont regroupées par zones géographiques (Europe, Amérique du Sud, Madagascar et Océanie) et, au sein de chacune de ces zones, en différentes microrégions, voire écosystèmes. Afin de donner aux visiteurs une approche de la dynamique écologique globale, différents maillons de la chaîne alimentaire sont présentés.

Exemple pour la zone malgache :

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Le consommateur secondaire est le fossa (Cryptoprocta ferox)

Les consommateurs primaires sont les lémuriens (Eulemur spp.)

Les végétaux chlorophylliens constituent les producteurs de cette chaîne trophique.

Le pouvoir éducatif est ainsi beaucoup plus fort et le mode de présentation, grâce à l’interdépendance de la faune et de la flore, est en adéquation avec les exigences des animaux.

Le message que la Réserve souhaite faire passer aux visiteurs consiste, avant un quelconque appel à la sauvegarde des espèces menacées, à susciter chez eux un intérêt et un respect pour la biodiversité.  Il convient donc d’immerger les visiteurs dans une ambiance très naturelle, où les infrastructures modernes sont proscrites parce que trop anthropocentriques. Le paysage doit dominer l’architecture. Dans leurs enclos, les animaux doivent sembler dominer le public. A l’exception du petit hameau « Sous le Roc » (maison, grange, étables, four à pain), les bâtiments se feront les plus discrets possible, les véhicules de service seront interdits dans l’enceinte de la Réserve (dès que les premiers visiteurs franchissent l’entrée, soit à partir de 10 heure du matin) et les lieux de rassemblement de foule évités.

3- Programmes pédagogiques

La préparation des programmes pédagogiques pour public scolaire débutera dès le début de l’année 1, soit 6 mois avant l’ouverture de la Réserve , grâce au responsable de la pédagogie. Ainsi, dès l’automne de l’année d’ouverture, les premiers scolaires pourront être accueillis de manière encadrée, pour une visite thématique et interactive de la Réserve.

Principaux publics scolaires cibles :

Elèves d’écoles primaires (CP, CE1, CE2, CM1, CM2)

Elèves du secondaire (de la 6ème à la seconde)

Les enseignants, désireux de faire étudier leur classe à la Réserve zoologique, participeront à une réunion de préparation et de formation, organisée chaque premier mercredi après-midi du mois par le responsable de la pédagogie. Ils étudieront le canevas d’une visite pédagogique, selon le thème retenu. L’objectif est de donner à l’enseignant une certaine autonomie dans sa visite pédagogique.

Au cours de chaque visite pédagogique, le personnel de la Réserve sera invité à intervenir (directeur, animaliers etc.) ; de plus, des dossiers pédagogiques (que l’enseignant photocopiera) seront à la disposition des élèves.

Une salle pédagogique sera, à terme, aménagée pour recevoir les classes. Cependant, une seule classe pourra être accueillie à la fois, soit une par demi-journée (durée moyenne d’une visite pédagogique).

Capacité d’accueil maximale pour public scolaire (visite pédagogique) :

Soit 4 jours par semaine, c’est-à-dire 8 demi-journées.

Soit 27 semaines de cours (1ère quinzaine de septembre, mois de juin et vacances exclus)

Soit 216 classes (environ 5400 élèves par année scolaire)

Les thèmes abordés seront définis par le responsable de la pédagogie.

Dès l’automne de l’année 2, des classes vertes pourront être organisées, sous la houlette du responsable pédagogique. La classe pourra alors séjourner plusieurs jours au sein de la Réserve et dans ses environs, en déclinant le thème des sciences naturelles et de l’écologie dans les différentes disciplines enseignées (français, géographie, mathématiques etc.). Les élèves pourront loger sur la commune de Calviac, qui dispose d’infrastructures d’accueil (gîtes ruraux). Du village à la Réserve , distante de 3 kilomètres, il est possible de longer la Dordogne et sa ripisylve, traverser la plaine cultivée, longer les coteaux boisés. La Réserve zoologique deviendra le pôle pédagogique, mais l’activité sera partagée entre l’étude au sein de l’établissement et la découverte et la compréhension des milieux naturels de la commune.

4- Panneaux et outils pédagogiques

Chaque enclos sera doté d’un panneau pédagogique présentant le nom commun de l’espèce, son nom latin, sa biologie et son comportement, les dangers qui pèsent sur elle à l’état sauvage, et, dans la mesure du possible, le caractère des individus présents à la Réserve. Les panneaux devront être tout à la fois attractifs et suffisamment discrets pour ne pas desservir la mise en scène exaltant le milieu naturel. La présence d’animaliers-animateurs permettra de dispenser le message de la Réserve zoologique de manière explicite et créera un lien direct avec le public.

Exemple de panneau pédagogique:

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5- Des pôles novateurs en matière d’éducation du public

La biogéographie, et plus précisément la biogéographie évolutive, constitue l’un des axes majeurs de réflexion dans l’aménagement de la Réserve. Cette réflexion, aussi élaborée soit-elle, ne doit cependant pas devenir trop pesante pour le visiteur. Celui qui ne voudra voir qu’une succession d’animaux verra toujours une succession d’espèces variées. Il peut y avoir plusieurs degrés de lecture sans qu’aucun d’entre eux n’entrave l’intérêt de chacun. En effet ; le visiteur qui prend un peu la peine de lire et d’écouter découvrira que la succession des enclos répond à une logique scientifique.

Dans ce même esprit, un vivarium sera créé aux confins de la zone malgache et sud-américaine. Ce bâtiment, à cheval sur les deux zones, présentera plusieurs espèces de boïdés et d’iguanidés, familles que l’on trouve uniquement dans ces deux régions du monde. Cette biogéographie évolutive tend à démontrer l’existence d’un continent unique, le Gondwana. De là, on peut aborder le thème de la tectonique des plaques.

Avec la création de la zone asiatique, une nouvelle transition sera créée. On passera directement de l’Amérique du Sud à l’Asie du Sud-est et de cette région, on fera franchir au visiteur l’imaginaire mais scientifique ligne de Wallace, qui sépare deux régions biogéographiques : la région indo-malaise et la région australasienne.

La région biogéographique ou écozone est définie comme étant la partie de la surface terrestre représentative d'une unité écologique à grande échelle, caractérisée par des facteurs abiotiques (non vivants) et biotiques (vivants) particuliers.

De Wallace, on évoquera alors tout naturellement le thème de l’évolution par sélection naturelle.

Ces deux nouveaux pôles sont prévus pour les années 3 et 4.

Une autre création, qui verra jour sur le moyen terme, est la création d’une « Ecole de la Nature Jacques Bouillault » qui sera destinée à accueillir une classe primaire, non pas pour de courts séjours thématiques, mais pour une année scolaire entière. Ce vaste projet, qui n’est encore qu’au stade de la réflexion, ne pourra voir le jour sans l’aide de l’Académie de Bordeaux et du ministère de l’Education nationale.

6- Formation

La formation du personnel à l’élevage des espèces nouvellement accueillies par la Réserve zoologique pourra être dispensée de deux manières : soit en interne, soit sous forme de stage, principalement au sein de l’institution qui confie l’espèce à Calviac et justifie donc d’une grande expertise pour son élevage.

Le personnel pourra être issu des écoles de formation pour soigneurs animaliers (Gramat, Carquefou, Vendôme) ou bien y suivre des formations ponctuelles dans le cadre d’un perfectionnement de leur profession.

L’autre mission de première importance de la Réserve est l’accueil de stagiaires de plusieurs domaines différents : animalier bien sûr, mais aussi vétérinaire, biologie, géographie, BTS tourisme… Le nombre de stagiaires sera limité à un par employé de la Réserve  ; le projet de stage sera à définir en accord avec le responsable de la formation et le directeur de la Réserve.

Science et recherche (1)

La Réserve zoologique de Calviac a pour objectif d’être parfaitement intégrée à la communauté des chercheurs et d’être reconnue comme une institution scientifique apportant une contribution significative à la compréhension et la conservation de la nature.

1- Étendue de la recherche

Il existe deux types de recherche menés au sein d’établissements zoologiques :

Type de recherche Exemples
1)      Recherche visant à acquérir de nouvelles connaissances en vue d’aider l’institution à atteindre ses objectifs. Conduites d’élevage ; études sociologiques des visiteurs ; méthodes d’éducation et d’interprétation ; stratégies de conservation etc.
2)      Recherche menée par des tiers au sein du zoo afin de répondre à leurs propres objectifs, sans qu’ils soient sans rapport avec ceux de l’institution. Donner accès aux chercheurs d’universités ou d’autres organismes (CNRS, CIRAD…) aux espèces animales hébergées dans la Réserve en vue d’études comparatives.

On peut diviser la recherche en trois catégories :

Ø       Recherche en biologie appliquée et fondamentale (biologie des petites populations, médecine vétérinaire, physiologie, nutrition, comportement, biologie de la reproduction, génétique, évolution, taxonomie).

Ø       Recherche pour la conservation in situ (exemple : écologie, habitat)

Ø       Recherche ayant pour but d’identifier et d’améliorer les composantes du zoo (par exemple recherches sur l’apprentissage des visiteurs, l’efficacité des enclos, du marketing, des appels de fonds etc.)

2- Établir des priorités

Les fonds destinés à la recherche doivent être ciblés avec précaution. Priorité doit être donnée à la recherche ayant des implications claires avec la préservation des espèces menacées, des populations et des habitats à l’état sauvage.

La Réserve zoologique de Calviac doit être intégrée aux structures liées à la recherche en matière de conservation, au niveau national et international. Ces relations doivent lui permettre d’évaluer et d’ajuster ses priorités dans sa politique de recherche.

Pour ce faire, un rapprochement s’effectuera avec les institutions suivantes :

Ø       L’Union mondiale pour la nature (UICN) et ses groupes spécialisés, notamment le Conservation Breeding Specialist Group.

Ø       Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, dite CITES ou Convention de Washington.

Ø       Muséum national d’histoire naturelle, Paris.

Ø       Association européenne des zoos et aquariums (EAZA), comité recherche.

3- Base de données

Afin de gérer au mieux les populations captives, il est nécessaire de collecter et enregistrer le maximum de données relatives aux individus hébergés au sein de la Réserve zoologique de Calviac. Cette base de données, qui sert à la recherche, satisfait dans le même temps la curiosité du public.

Informations consignées :

·         Espèce (nom vernaculaire et scientifique)

·         Numéro d’identification (unique au sein de l’établissement) – ex : M05001 qui désigne un mammifère (M) né en 2005 (05), premier animal né cette année (001). Dans le cadre d’échange, il conviendra d’apposer les lettres CAL devant le numéro afin d’identifier l’établissement d’origine de l’animal.

·         Numéro de puce (transpondeur)

·         Sexe

·         Type d’acquisition

·         Date de naissance, lieu de naissance (ou né dans la nature)

·         Parenté si né en captivité

·         Marques d’identification

·         Enclos (chaque enclos a un numéro) et les éventuels mouvements à l’intérieur de la Réserve.

·         Toute transaction (naissance, mort, import, export)

·         Précédent(s) établissement(s) ayant hébergé l’animal

·         Numéro de studbook s’il est enregistré

·         Détails des permis

·         Toutes les informations possibles (vétérinaires, reproduction, comportement…)

Afin de collecter au mieux les données relatives au comportement, à la reproduction, etc., un rapport journalier type est rempli par chaque animalier (voir ci-contre).

Modalités de collecte et d’enregistrement des données :

Collecte des données par l’animalier  → Remise de la fiche journalière à l’administration → Enregistrement informatisé des données par la secrétaire.

Pour ce qui est des données médicales, le vétérinaire effectue seul tout le processus.

Réserve Zoologique de Calviac

Rapport journalier

Date : 15/08/05 Département : Mammifères Animalier : M. X.
No ID Sexe Espèce No enclos
M05026 M Varecia v. rubra 30
Commentaires : … l’équipe aura recours aux abréviations communément employées par le logiciel ARKS 4.0 (voir ci-dessous)
Commentaires :                                                              ETC.

 

Commentaires :
Commentaires :

Le logiciel ARKS 4.0  (Animal Record Keeping System), fourni par ISIS (International Species Information System) permet de consigner les informations relatives à la gestion des populations ; le logiciel MedARKS est plus spécifiquement destiné aux données relatives à la santé des animaux ; le logiciel SPARKS permet de mettre en œuvre des studbooks, registre destiné à la gestion globale d’une espèce, au niveau régional ou international.

 

05/12/2006

Conservation intégrée

Le but principal de la Réserve zoologique de Calviac est d’intégrer tous les aspects de son travail aux activités de conservation de la biodiversité.

Aucun zoo ne peut contribuer de manière significative à la conservation de la biodiversité sans l’intégrer dans sa culture organisationnelle. La conservation intégrée est d’autant plus efficace lorsque toutes les activités de l’établissement sont liées conceptuellement et coordonnées stratégiquement à la fois en interne et en externe ; le principal objectif demeurant la conservation des espèces menacées et la préservation des écosystèmes.

Note: les contacts avec les différents organismes de conservation vont se nouer au cours de l'année 2007, c'est-à-dire un an avant l'ouverture de la Réserve.

1- Au sein de la Réserve (en interne)

Les activités internes sont celles menées sur le site même de la Réserve en lien direct avec les visiteurs :

ü       Plan de collection Choix des petites espèces en EEP (voir stratégie de plan de collection)
ü       Répartition des espèces par zone géographique et par écosystème 4 zones géographiques : EUROPE (Forêt tempérée ; Méditerranée) MADAGASCAR (Forêt tropicale sèche ; Forêt tropicale humide) AMERIQUE DU SUD (Amazonie ; Forêt Atlantique ; Chaco ; Andes ; Pampa) OCÉANIE (Bush australien ; Forêt de Nouvelle-Guinée)
ü       Animations pédagogiques Au cours des nourrissages, les animaliers expliquent au public la biologie, le comportement des animaux présents au sein des enclos. Ils évoquent toujours les menaces qui pèsent sur ces espèces à l’état sauvage.
ü       Département d’éducation En lien avec les scolaires, organisation de visites pédagogiques, classes vertes.
ü       Développement durable Assainissement par filtres plantés.
ü       Montrer les liens qui unissent le site de Calviac aux actions de conservation menées sur le terrain Animations pédagogiques Dépliants publicitaires Panneaux pédagogiques Contacts avec les médias
ü       Associer l’offre de la boutique et du point restauration aux programmes de conservation Artisanat de Madagascar, Nouvelle-Guinée, Brésil (commerce équitable) Menus évoquant (directement ou indirectement) les 4 zones géographiques
ü       Informer le public des actions menées par d’autres zoos ou organisations LPO : vautour percnoptère LTBF : Tamarin lion doré EAZA : campagne annuelle MFG : réintroduction du vari noir et blanc

2- Dans les milieux naturels (en externe)

En matière de conservation, aucune institution, fût-elle zoo ou association, ne doit agir isolément. Toutes tendent vers le même but et doivent par là même développer un réseau de collaboration.

ü       S’allier à d’autres organisations travaillant dans le  même périmètre d’action Sud-ouest : DIREN Aquitaine, SFEPM, Muséum national d’histoire naturelle. Madagascar : Durrell Wildlife Conservation Trust, CEPA, ANGAP, Ministère des eaux et forêts, MFG, AEECL Amérique du Sud : LTBF, Université de Quito.
ü       Collecte de fonds pour des projets initiés par d’autres structures Par l’entremise du FCEM, organisme à but non lucratif lié directement à la Réserve zoologique de Calviac.
ü       Participer aux programmes de conservation in situ initiés par d’autres organisations Volet sensibilisation : Vautour percnoptère (LPO), vison d’Europe (DIREN, SFEPM) Assistance technique : Madagascar
ü       Travailler en collaboration avec les zoos des différentes zones d’action Europe : réseau EAZA Madagascar : Tsimbazaza, Ivoloina (par l’entremise du MFG) Amérique du Sud : Centre de Primatologie de Rio de Janeiro
ü       Conduire ou participer à des programmes de recherche à Calviac ou dans les différentes zones d’action Calviac : éthologie, (universités de Bordeaux et Toulouse)

Les quatre zones

DOMAINE EUROPÉEN

3 secteurs : zones humides ; forêt tempérée et zone méditerranéenne

Il occupe la partie la moins élevée du site, entre 100 et 130 mètres d’altitude. C’est aussi la partie la plus froide, tout particulièrement à l’entrée avec sa cascade (on note plusieurs degrés de différence, l’hiver, avec la partie haute — maison et dépendances). C’est la raison pour laquelle les espèces européennes, très bien adaptées au froid, ont été privilégiées. Cependant, les zones frangeant les aplombs rocheux, notamment le secteur bâti « Sous le Roc », bénéficie d’un microclimat singulier car, outre l’exposition au soleil très favorable (sud et ouest), elles sont abritées du vent du nord. C’est pourquoi il n’est pas rare de bénéficier de plusieurs degrés supplémentaires par rapport au reste de la commune, plus encore lorsque le soleil — fût-il hivernal — se manifeste. Le secteur bâti contre la roche demeure le centre névralgique de la Réserve, bien intégrée dans le domaine européen. En revanche, les autres escarpements rocheux, du fait de leur microclimat privilégié, ont été choisis pour accueillir le secteur méditerranéen, sous la coupe du domaine européen. A l’instar de ce qui a pu être créé à la Roque-Gageac, mais à une échelle moindre, une végétation méditerranéenne s’épanouira contre la roche. Les deux autres secteurs — « zones humides » et « forêt tempérée » — ne disposent pas de surfaces propres au sein du domaine mais la ponctuent de même que dans la nature on peut passer d’un marais à un bois et inversement.

DOMAINE MALGACHE

3 secteurs : Forêt tropicale humide ; Bush épineux et Nord de l’île.

Il fallait une zone densément boisée, ensoleillée et relativement plane pour accueillir lémuriens et fossas. La partie sud-est de la Réserve semble la plus propice, elle bénéficie des premiers rayons du soleil au petit matin, nous sommes presque au sommet de la colline. De plus, les anciennes terrasses de cultures — gagnées par les bois — ont créé des zones planes permettant la création d’îles et de bras d’eau nécessaires à la contention de lémuriens.

DOMAINE SUD-AMÉRICAIN

4 secteurs : Chaco, Amazonie, Forêt atlantique, Terres du Sud.

Elle a été placée au sommet du coteau, dans la zone la plus longuement ensoleillée (puisque aucun obstacle topographique ne vient gêner les rayons du soleil). Le secteur « Chaco » à la formation végétale sèche de type savane arborée est situé assez logiquement dans la zone la moins boisée, celle actuellement constituée principalement de ronces. C’est un paysage ouvert, un autre univers ; c’est la raison pour laquelle le Chaco a été choisi comme première étape dans le parcours sud-américain, afin d’individualiser le domaine dès le départ, quand bien même la transition serait progressive.

DOMAINE OCÉANIEN

2 secteurs : bush australien, forêt de Nouvelle-Guinée

La végétation sempervirente, constituée principalement de chênes verts, confère à cette zone un aspect luxuriant tout au long de l’année. La déclivité de la pente est moyenne, l’ensoleillement bon. La plus grande zone de contact avec les animaux (les wallabies de Bennett) a été placée ici.

Sentiers

Afin de renforcer l’identité de chaque domaine et chaque secteur, les sentiers recevront un nom.
Domaine

Sentiers

 

EUROPE Sentier « Sous le Roc », sentier méditerranéen 
MADAGASCAR Sentier de l’île rouge
AMÉRIQUE DU SUD Sentier du Chaco, sentier amazonien, sentier atlantique, sentier des terres du Sud
OCÉANIE Sentier australien, sentier de Wallace

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